Jour 1:
Aujourd'hui, lundi 28 novembre 2016. Nous sommes tous réunis avec nos valises sur le parking du parc des expositions, tous excités à l'idée d'aller au festival de Blois, quitter notre petite ville de Dreux et (surtout) le lycée pendant une semaine. Nous sommes tous des élèves de première ou de terminale littéraire spécialité cinéma, même si certains d'entre nous (au total 3 élèves) restent des scientifiques qui ont rejeté leur vraie nature... Mais ça y est, c'est l'heure du départ et deux heures de route nous attendent, alors on les occupe comme on peut : jeu, musique, lecture ou blabla entre amis. Les deux heures écoulées, on arrive à notre hôtel : "L'éthic étape". Il fait bien froid dehors... et pourtant les valises à peine déposées dans nos chambres, nous devons déjà repartir en direction du cinéma "Les Lobis" à 30 minutes de marche, afin d'aller manger dans la salle où nous allons travailler chaque matin. La route fut longue, mais nous sommes arrivés a destination, affamés et prêts à dévorer n'importe quoi ! C'est le ventre bien rempli que nous nous sommes dirigés vers notre première projection cinématographique de ce festival : Sonita, un film de Rokhsareh Ghaem Maghami. A la fin de cette première projection, il est temps pour nous de repartir à pied vers l'hôtel et de nous préparer pour une nouvelle journée.


Jour 2:
Mardi 29 novembre 2016, il est 6h du matin. C'est le réveil et dans chaque chambre tout le monde s'organise entre les douches et la préparation de ses affaires personnelles. Le rendez-vous pour le petit déjeuner a été donné la veille : 7h, et tout le monde est bien présent pour profiter d'un bon chocolat, d'un café, d'un jus de fruit et du pain avec un peu de confiture ou du beurre. 8h, départ de nouveau en direction des "Lobis", mais avant tout départ pour notre petite salle de travail où nous allons écrire nos critiques. Alors que les terminales écrivent en attendant l'heure de la première séance de notre journée, les premières suivent un petit cours d'écriture dirigé par M. Méranger. Le temps d'écriture terminé, nous nous sommes dirigés vers notre première séance de la journée avec L'histoire officielle de Luis Puenzo à 10h30. A la suite de cela nous avons déjeuné dans notre salle et hop une fois terminé de nouveau en salle obscure pour visionner deux courts métrages de Sébastien Betbeder : Inupiluk et Le film que nous tournerons au Groenland, puis un long métrage de Pablo Larrain : Neruda. Comme toujours,  la faim nous tenaillait et nous ne pouvions plus attendre tellement nos ventres criaient famine. Heureusement pour nous, Anne, notre cuistot, nous avait préparé un bon petit plat. C'est le ventre encore une fois bien rempli que nous sommes partis visionner Orpheline d'Arnaud des Pallières, avant de rentrer "dormir" à l'hôtel... Oui, la soirée fut agitée pour nos professeurs !


Jour 3:
Aujourd'hui, mercredi 30 novembre est une journée toute particulière pour nous ! Et oui, c'est une journée consacrée au grand réalisateur Indien : Satyajit Ray. Au programme, rien de tout repos, entre La Grande Ville, Charlulata, La Maison et le Monde, ainsi qu'un film de Jean Renoir : Partie de campagne, et une master class en compagnie de Charles Tesson ; nous n'avons pas vraiment eu le temps de chômer ! On peut dire que le soir, une fois à l'hôtel, l'agitation de la veille était complètement morte, mais nous sommes toujours prêt à travailler !


Jour 4:
Ouiiii ! C'est le 1er décembre et on va pouvoir ouvrir nos calendriers de l'avant ! Malheureusement, on ne va pas vraiment pouvoir profiter de nos chocolats... et oui nous sommes toujours à Blois. Au programme, Moi, Daniel Blake de Ken Loach (# Dédicace à Mme Vaux-Dève, fan de ce réalisateur), Le lâche de Satyajit Ray, Allende de Patricio Guzman et la fin de la petite trilogie groenlandaise de Sébastien Betbeder tant attendue par nous tous : Le voyage au Groenland. Avec un bon petit restaurant au programme pour prendre encore plus de poids que l'on en a déjà pris, ça a encore été une belle journée !


Jour 5:
Aujourd'hui, 2 décembre, c'est notre avant-dernière journée sur Blois. Le séjour était beaucoup trop court, mais la motivation est toujours là. Comme toujours, 4 films prêts à être visionnés et critiqués par de grands cinéastes tel que nous ! Manuel de libération de Alexander Kuznetsov, Citoyen d'honneur de Mariano Cohn et Gaston Duprat, 3000 nuits de Mai Masri et Le Concours de Claire Simon. Encore une bonne journée, nous a été programmée.


Jour 6:
Ca y est, c'est la fin d'un magnifique séjour ! Nous regroupons nos affaires et terminons nos valises, mais on ne désespère pas, on se donne à 200%. Dernières écritures et derniers films ; en commençant par un petit retour en enfance avec Ma vie de courgette, une animation de Claude Barras et pour finir Soy Nero de Rafi Pitts. Il est malheureusement temps de dire au revoir au festival et de retourner chez nous... En tout cas, le festival de Blois c'est du sport : avec 5h30 de marche, 16 repas, 30h de film en comptant 12h de sieste et 16h de sommeil soit 4h de sommeil par nuit ! Mais bon, on ne va pas se plaindre, on a des souvenirs plein la tête et puis que ne ferions-nous pas pour le cinéma !

Kévin


 

 

 
 

Moi, Daniel Blake est un long métrage réalisé en 2016 par Ken Loach dans lequel nous suivons une partie de la vie de Daniel Blake, joué par Dave Johns. Ce dernier, un menuisier britannique âgé de 59 ans, doit faire appel d'une décision prise par un médecin du travail suite à de graves problèmes cardiaques. Ce médecin lui a interdit de reprendre le travail, mais, malgré cela, Daniel va devoir chercher un emploi sous peine de sanction. Il va alors faire la rencontre d'une jeune femme, Kathie, sans emploi et deux enfants. L'attachement aux personnages se manifeste dans la mise en scène par les plans serrés faits sur eux : le spectateur est immergé dans leur vie. Loach choisit une qualité d'image claire, avec des plans souvent lumineux et ensoleillés qui réchauffent le cœur du spectateur. Le film est d'autant plus émouvant et percutant que nous retrouvons tout le long du film une certaine lueur d'espoir qui ne cesse de se faire balayer par de nouveaux événements plus tragiques les uns que les autres. Ce long métrage engagé dénonce l'activité des services sociaux dont la fonction est d'aider les plus démunis ou malades, mais qui, en réalité, ne font que les déshumaniser et font empirer leur cas. Le film a remporté cette année, au festival de Cannes, la palme d'or.

Je l'ai trouvé optimiste, à la fois triste et gai de par le caractère du personnage principal. En effet, Daniel est un homme serviable qui n'hésite pas à faire passer les autres avant lui. Son histoire ainsi que celle de Kathie est très touchante car malgré le fait que la société est déshumanisée, eux restent humains et gardent espoir en l'avenir.

Chloé


 

 

Le voyage au Groënland de Sébastien Betbeder

Le voyage au Groënland est le dernier film d’une trilogie comique réalisée par Sébastien Betbeder.
Deux trentenaires prénommés Thomas décident de rendre visite au père de l'un d'eux qui habite maintenant à l’autre bout du monde, chez les Inuits au Groënland. Il fait suite au court métrage Le film que nous tournerons au Groënland, le deuxième volet de la trilogie qui montre la préparation du long métrage où on remarque une grande complicité entre le réalisateur et ses acteurs. Il leur demande ainsi leur avis pour le film qu’ils ne tourneront qu’un an et demi après.
On est spectateur de l'émergence d'idées pour Le voyage au Groënland, qui assure un résultat final vraiment intéressant du point de vue de l’inconnu.

On peut remarquer dans quelques séquences une référence au documentaire « Nanouk, l’esquimau » de Robert Flaherty, réalisé en 1922. On retrouve par exemple dans le film de Betbeder la séquence très traditionnelle de la pêche à la ligne, comme chez Flaherty. Betbeder a la volonté d’introduire dans son film une musique douce et mélancolique. C’est un film simple où la naïveté des personnages est poussée très loin. Ludique et humoristique, il est accessible à toutes les générations tout en montrant une communauté presque inconnue.

Kathleen, Tina et Anaïs


 

 

Salvador Allende de Patricio Guzman

Salvador Allende est un documentaire qui témoigne d’une période importante au Chili.
Allende, adulé par tous ceux qui l’on connu, veut réaliser ce qu’aucun autre n’a pu entreprendre dans le parti socialiste. On découvre au fur et à mesure qu'il est considéré comme un héro, il a apporté beaucoup de choses au pays et éveillé chez les chiliens une sorte de rêve pour un monde meilleur. Patricio Guzman  utilise des images d’archive pour illustrer ce qu’était ce personnage mythique et montrer aux spectateurs comment et pourquoi il est si connu. Si vous aimez le Chili, ce film est intéressant grâce aux témoignages de ceux qui ont connu ce grand homme.

LAMPIN Kathleen