Inny est un court-métrage polonais de Marta Magnuska réalisé dans le cadre d'une école: Polish National Film School in Lodz. C'est un film d'animation de cinq minutes qui traite d'une société face à l'inconnu. On peut voir que le film est sectionné en trois parties. En trois émotions.

La première est l'excitation provoquée par une rencontre. Les habitants sont curieux  et intéressés par ce mystérieux personnage, qui est d'abord décrit comme un homme, similaire à eux-mêmes.  Le mystère et la peur, qui sont la deuxième étape, prennent place quand le porte-parole explique que, même si ressemblance il y a , elle n'est que physique.
En effet, le monstre, change de forme, devient très grand, puis ensuite très mince afin de rentrer dans chaque petite fissure.  Il n'hésiterait pas à s'attaquer à l'un d'eux, à déchirer leur chair. Les habitants, tout d'abord pétrifiés, semblent tenaillés par cette peur qui les ronge, jusqu'à ce qu'elle se transforme en haine: la troisième émotion. C'est donc ainsi qu'ils se révoltent, qu'ils veulent prendre les armes. L'inconnu que l'on nous décrivait plus tôt, apparait à l'écran : il est à quatre pattes, déformé, telle une ombre noire, malsaine. La fin est proche. Nous sommes pris de court, notre cœur bat à la chamade, un cri perçant retentit.
Ecran noir. Nous sommes stupéfaits, l'excitation est devenue frisson.

Ce court-métrage est très prenant, tout se passe si vite. Au début l'atmosphère est très calme puis la tension monte. Un régal pour les yeux, nous nous en prenons plein la vue. Palpitations, frissons, frémissements, ce sont les trois émotions que nous avons ressenties.

Laly


 

Mascarpone est un court métrage réalisé par Jonas Riemer, dans le cadre de la sélection internationale de courts métrages. Il représente l'école allemande de Filmuniversität Babelsberg Konrad Wolf.

Le court métrage raconte l'histoire d'un jeune homme répondant au nom de Francis, un projectionniste rêveur. Un jour sa voiture percute celle du grand mafieux que tout le monde redoute...le terrible Mascarpone.

Le film possède une esthétique très particulière : de très beaux costumes et des décors de mégalopole américaine des années 20 représentant bien la période mafieuse de ces années. Sauf que tous les décors sont en carton! Des rues entières, des voitures ou bien des salles de cinéma sont reconstituées avec brio et restituent l'ambiance des années 1920 que le réalisateur choisit d'évoquer, à la manière d'un film suédé qui pourrait néanmoins rivaliser avec un film à gros budget.
Bien que le film soit un film très référencé et parodique, ces décors en carton ne tournent en aucun cas en dérision l'époque du film. Au contraire, ils lui confèrent une esthétique particulière lui donnant des airs d'histoire racontée aux enfants, tel un livre pop-up, ajoutant un degré de lecture pour tous les âges. Seuls les personnages principaux sont représentés en prise de vue réelle. Les passants sont des mannequins en carton. Cela donne aux personnages principaux une plus grande importance, on a l'impression qu'ils crèvent littéralement l'écran. Dans cette parodie de film de gangsters américain, on retrouve tous les éléments iconiques que sont les hommes de main un peu écervelés, les costumes de mafieux avec des chapeaux en feutre ou les fameuses mitraillettes à tambour. Sans oublier le grand méchant, d'une carrure imposante, cigare à la bouche et peau de bête sur le dos. Tous ces éléments parodiés d'une manière burlesque fonctionnent très bien et font un peu penser à certains films de Chaplin grâce à la confrontation du héros malgré lui, frêle, peu courageux et maladroit à un caïd de presque deux mètres, qui donne l'impression qu'il peut soulever une vache à mains nues. On est très impressionnés et amusés à la fois par l’ingéniosité des décors. L'intrigue est drôle et pleine de rebondissements qui ne manquent pas de faire rire.

Ce film se dévore comme un excellent tiramisu et reste un délice pour nos yeux et nos oreilles.*

Julian et Mia


 

Facing it est un court-métrage réalisé en 2018 par Sam Gainsborough. Le réalisateur est issu de la NFTS (National Film and Television School) au Royaume-Uni. Facing It est son deuxième court-métrage (son premier étant Inanimate, qui avait déjà le même style de réalisation et de prise de vue).
Le film raconte l'histoire d'un homme qui attend quelqu'un avec une certaine inquiétude dans un pub. Pendant qu'il patiente, il se remémore des mauvais souvenirs de son enfance, cette soirée dans ce pub va changer sa vie.

Dans ce court-métrage, il y a de l'animation qui forme et déforme les visages des personnages et le reste est en prise de vue réelle. L'animation est présente avec de la pâte-à-modeler. Le choix de la pâte-à-modeler réside dans le fait que cette substance a un fort potentiel visuel et cinématographique (Chiken Run ou encore Wallace & Gromit de Nick Park et Peter Lord sont déjà des classiques dans le genre, d'ailleurs ces deux films d'animation ont été réalisés dans la même école, Aardman iation). Chaque expression faciale des personnages est représentée grâce à la pâte. Le personnage principal étant timide, quand quelqu'un lui parlera, son visage créera une main qui couvrira sa bouche ; quand il sera crispé ou énervé, son visage se solidifiera et craquera comme de la glace qui se brise.

Source : PFF Poiters 2018

Facing It est une séance de thérapie. On démarre avec un garçon craintif à l'écart de la société, et on termine avec un homme qui a coupé le cordon avec ses parents et qui s'intègre dans le monde social. Pour en arriver à là, on comprend la pathologie du sujet à l'aide de flashback. Là où l'enfant lambda se serait séparé naturellement de ses parents pour découvrir l'amitié, l'échec, la douleur ou encore l'amour; le protagoniste, lui, reste accaparé par ses parents, trop craintifs de le laisser découvrir le monde (au passage on a ici une critique sociale de la méthode d'éducation au Royaume-Uni, très stricte et chacun chez soi).

Pour conclure, ce court métrage sait saisir le spectateur en quelques minutes, à l'aide d'un sujet qui parlera au plus silencieux d'entre nous et qui nous fascinera tous de part sa prise de vue et son esthétisme...

Corentin, Antoine et Julien. 


 

Les petites vacances, court-métrage de Louise Groult, étudiante à la FEMIS, nous montre les premières expériences amoureuses de deux cousines aux caractères très éloignés : l'une est extravertie et l'autre, Charlotte semble plus réservée.
Malgré leurs différences, elles sont toutes les deux enfermées dans ce décor terne de Normandie et dans leurs nouvelles "romances". Tandis que l'une cède aux avances du premier garçon de son âge qui l'accoste, Charlotte elle, cherche une "histoire vraie". Elle rencontre un jeune homme plus âgé avec qui s'instaure une complicité ambigüe puis une froide attirance. Celui-ci est inaccessible, ce qui le rend attrayant aux yeux de Charlotte mais qui va également causer sa déception.
Un parallèle s'installe entre ces deux femmes, qui expérimentent leur sexualité de façon différente mais qui finissent toutes deux déçues et honteuses.
Dans ce film, une grande importance est laissée au jeu d'acteur, tout nous est montré mais rarement dit, ce qui rend le film intéressant ce sont les regards et les gestes des personnages.
Finalement le film se clôt sur Charlotte qui enterre littéralement cet homme et leur expérience ensemble, elle tourne la page sur ce qui vient d'arriver et marque son renouveau.

Océane R. et Tom LG.


 

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