Le Cerf-volant est un court métrage d’animation de 13 minutes réalisé par Martin Smatana en 2019 en République Tchèque.

Une particularité du film est qu’il ne contient aucune parole, les émotions et les échanges sont donc suggérées par des actions et des expressions faciales ( sans oublier le symbolisme). L’esthétique est également primordiale : l’animation est en stop-motion, les décors sont extrêmement beaux, avec un univers visuel particulier et agréable à l’œil. Les couleurs douces nous ramènent à une thématique simple et naïve de l’enfance, s’accordant avec le point de vue du film, par l’intermédiaire du petit garçon. De cette même façon, la forme et le fond ne cessent d’être en adéquation. La forme prend le rôle d’une métaphore du fond, notamment dans le choix du design des personnages. L’idée d’un être composé de plusieurs couches est un bon moyen de symboliser un concept abstrait assez complexe. On voit à travers le film les quatre saisons de façon à exprimer le temps qui passe. Elles sont représentées de manière très visuelle, simple, que même un enfant comprendrait, une approche presque plus ludique au concept de temps et de vieillissement, qui est abstrait pour un enfant si jeune. Il a un lien très fort avec son grand-père, représenté par le cerf-volant que lui a offert ce dernier. Au long du film la santé du grand-père se détériore, son état étant annoncé par les couches qui le composent s’envolant les unes après les autres. La mort arrive lorsque la dernière couche s’envole. Ils sont réunis une dernière fois, par le biais de ce lien, le cerf-volant, les unissant à nouveau dans le ciel, parmi les nuages. Ce sont les objets et les souvenirs, témoins du lien avec une personne, qui nous unissent avec elle, même dans la mort. C’est ici le rôle du cerf-volant. L’enfant redescend cependant, comme on se réveille doucement d’un rêve, rappel au ton onirique du film. Le cerf volant est un film touchant avec une dimension poétique, parlant aux publics de tout âge. Il traite avec justesse, émotion et respect du sujet sensible de la mort, sans même prononcer le moindre mot.

Audrey et Madeleine

 

 

Qu'est-ce que le Poitiers Film Festival, que les élèves d'option de spécialité cinéma de Rotrou découvrent cette semaine ?

Cette manifestation nous propose une sélection internationale de courts-métrages réalisés par les différentes grandes écoles de cinéma du monde entier. Mais il y a également des longs-métrages passionnants tels que Vincent n'a pas d'écailles de Thomas Salvador ou La Dernière Vie de Simon de Léo Karmann.


Photographie : Yassine D.

Le point fort de ce festival est aussi qu'il propose des avant-premières au moins un an avant la sortie des films. Chaque année, le festival se centre sur un pays en particulier, notamment cette année il nous emmène en Inde.
Nous sommes arrivés samedi soir à l'hôtel du Parc, à côté de Futuroscope. Le programme est très chargé cette semaine ! Avec plus d'une quinzaine de courts-métrages par jour ainsi que plusieurs films et conférences/master classes sur les métiers du cinéma. Nous entamons de longues marches dans la ville entre les cinémas, le théâtre, le restaurant universitaire. Les journées sont chargées, fatigantes mais riches en culture artistique. Cette (bonne) fatigue se fait déjà ressentir mais nous sommes heureux d'être là, et à travers le festival, nous représentons notre cher lycée Rotrou. Nous sommes le lycée de France le plus impliqué dans ce festival et l'un d'entre nous est membre de ce que l'on appelle "Le Jury Jeunes" .

 

Riche en rencontres, ce festival pourra nous ouvrir des pistes sur nos probables futurs métiers dans le cinéma.

Océane A. et Antonin

Lorsque Vincent est dans l'eau, sa force et ses réflexes sont décuplés. Lors d'une de ses escapades aquatiques, il tombe sur Lucie, dont il tombe amoureux.
Comme le dit Thomas Salvador, qui signe ici son premier long métrage : "Si j'ai fait ce film, c'est dans le but d'exprimer beaucoup de choses avec peu de choses, avec peu de dialogues. Diriger l'histoire avec des regards et des chorégraphies."
Un film qui parvient à inscrire le fantastique dans la réalité contrairement à bon nombre d' autres films fantastiques. Thomas Salvador a la volonté de" donner corps et chair aux personnages".

Le réalisateur a en effet fait le pari fou de faire son film sans trucages, sans plans accélérés ou images inversées. Il met en scène un héros qui n'est pas spécialement un super héros mais davantage un super-homme. La particularité du personnage c'est qu'il sort du lot avec des pouvoirs complètement différents des héros Marvel par exemple : quand il va dans l'eau, ses capacités humaines son améliorées ou décuplées.

Salvador
photo de Valentin Ferreira

Nous recommandons ce film qui met en scène un "super-héros" français sans trucages ni effets spéciaux numériques.

 

Julien H., Hugo et Valentin


 

Blieschow est un film d’animation de Christoph Sarow en provenance d’Allemagne.
Cette petite animation nous raconte l’histoire d’un petit garçon qui se trouve dans un ferme avec un autre garçon et un grand monsieur. Tout au long du court métrage, on assiste à une rivalité entre ces deux garçons, l’un plus efficace et sadique dans son travail de fermier.

On nous montre cette rivalité entre les deux garçons qui cherchent à être la fierté du grand fermier, celui-ci apparaissant comme une figure paternelle pour les deux enfants mais aussi comme un gardien représenté par un chien rouge imposant.
On observe la jalousie de l'enfant non violent, qui réussit moins bien que son ami, même si cette jalousie le pousse à mûrir.
Pour finir, on nous montre une belle histoire d’amitié mêlée à une grande rivalité et surtout un court métrage qui n’hésite pas à nous faire passer par plusieurs émotions.

Luc et Tom


 

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