Portes ouvertes

Source : La Dépêche.fr

 

Le 4 janvier 1960, l’écrivain Albert Camus, décédait dans un accident de voiture sur une route nationale près de Champigny-sur-Yonne.  La mort du Prix Nobel de littérature 1957 provoqua un choc dans le monde littéraire et bien au-delà.

Auteur de "L’Étranger", du "Mythe de Sisyphe", de "La Peste", Camus verra son œuvre lui survivre et surpasser celle de Jean-Saul Sartre avec qui il fut étroitement lié avant leur brouille. Sa clairvoyance sur des événements qui allaient survenir (chute du Mur, effondrement du communisme), ou la publication-événement de son roman inachevé "Le Premier Homme" en 1994 montrent combien Camus, que Nicolas Sarkozy envisageait de faire entrer au Panthéon, est aujourd’hui une icône française.

À l’heure de célébrer les 60 ans de sa disparition, un texte inédit de trois feuillets, rédigé en 1943 dans la clandestinité, a été découvert dans les archives du général de Gaulle par l’historien Vincent Duclert. Dans ce texte intitulé "D’un intellectuel résistant", où transpirent l’angoisse et l’incertitude, Camus lance un appel pour le renouveau des élites, "car si la guerre tue les hommes, elle peut aussi tuer leurs idées avec eux". "Une nation meurt parce que ses élites fondent" disait-il. Une leçon toujours d’actualité.

Une exposition au CDI  rend hommage à ce grand homme.