Avec El verano del leon electrico de Diego Céspedes, le spectateur plonge dans une histoire de famille et de mariage au Chili.
Si le court-métrage ne regorge pas de longs dialogues, le réalisateur est là pour laisser parler les personnages à l'aide de ses images et de leurs silences.

Inspiré d’une histoire vraie, le film raconte l'histoire d'une jeune fille qui est destinée, et même contrainte, à devenir la septième femme du Leon, un prophète. Elle est promise et préparée par sa mère, mais son frère, lui, n’approuve pas cette union qui les séparera bien qu'il ne puisse rien y faire. Enfermés dans leur maison malgré l’été, ils profitent de leurs derniers instants de complicité.
La résistance essaye alors de s'organiser : le petit frère tente d’obtenir de l’aide, la tante cherche à garder les enfants (elle est effacée, floue dans le seul plan où elle apparaît, mais évoquée par les paroles). L’électricité, élément qui oppose les enfants aux adultes, file la métaphore de l’idée de rébellion à travers le sèche-cheveux tombant en panne ou le ventilateur dont les pales représentent une cage. Le titre du film est tout aussi évocateur : malgré l’été, l'ombre règne à l'intérieur l’intérieur de la maison. Et lorsque la jeune fille sort, c’est pour rencontrer le lion. Elle va se faire dévorer. Ce sera la cérémonie de son mariage.
Le dernier plan, tragique, ne sera que l'évocation d'un lien à jamais brisé.

Priscilla, Axèle et Arthur